Etre acheteur de la catégorie « prestation intellectuelle », c’est un peu se mettre dans la peau d’un responsable des ressources humaines mais pour la ressource externe. 

D’ailleurs, c’est à se demander pourquoi la prestation intellectuelle passe-t-elle essentiellement par les mains de l’acheteur ? Tout simplement parce que la ressource issue du consulting ne fait pas partie de la masse salariale et de ce fait, elle est transparente au regard des lois du travail applicables aux employés de l’entreprise.

Pourquoi a -t-on recours à la prestation intellectuelle ? En plus de se situer en dehors de la masse salariale de l’entreprise, elle permet une flexibilité hors pairs ainsi que l’utilisation de compétences bien spécifiques sur un temps donné. Elle couvre de nombreux domaines de services immatériels allant de la technique, RH, marketing, juridique, finances ou encore aux services liés aux directions générales (conseil en management ou en audit stratégie). C’est une catégorie d’achats complexe qui repose sur de nombreux enjeux financiers, juridiques et organisationnels importants. Nous sommes dans un cas d’achats de prestations intellectuelles lorsque le temps consacré à la réflexion est supérieur à la part la plus importante de l’ensemble du temps calculé. Celle-ci se caractérise par l’immatérialité et fait appel à l’imagination ainsi qu’à la créativité du consultant.

Quelles sont les spécificités du process achats de cette « matière grise » ? L’achat de consulting est soumis à des règles bien particulières notamment en termes de délit de marchandage. De ce fait, elle oblige à une rigueur quant à la définition claire des besoins et des objectifs qui doit intervenir dès le début de la mission en intégrant des livrables accordés avec le client ainsi qu’une durée définie de mission.

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