Des changements dûs à la crise du Covid

Basée sur le management de crise, la compétence managériale se caractérise par davantage d’adaptabilité, de flexibilité, et l’accompagnement des membres de l’équipe aux changements. Il est attendu que le manager puisse intégrer que tout est changement et que les transformations sont inhérentes à la vie de l’entreprise mais aussi qu’elles soient vécues de manière positive. Il est ainsi nécessaire de revoir régulièrement les plans élaborés à six mois pour les remettre en question. De plus, l’agilité est une compétence précieuse pour naviguer en tenant un cap, tout en sachant s’adapter de manière souple et rapide dès que nécessaire. Il est également à noter que l’asservité est une autre compétence clé pour bien manœuvrer en dépit des stress multifactoriels afin de garder une posture d’ouverture et de bienveillance avec son équipe.

Passage du manager directif au manager coach

Bien que capitaine du bateau, le manager de demain doit apprendre à déléguer. Il doit rendre les membres de son équipe autonomes, et bâtir une relation de confiance avec ses collaborateurs. Le manager assume désormais le rôle d’accompagnateur. Il conseille et aide son équipe à surmonter les obstacles du quotidien. Antérieurement, le manager d’hier était directif alors que celui de demain considère ses collaborateurs dans leur globalité. Leurs capacités de travail et intellectuelles sont aussi importantes que leurs problématiques émotionnelles. Pour cette raison, le relationnel et les soft skills font partie des compétences clés des managers.

Savoir se remettre en question

Faire preuve de créativité, être innovant pour répondre aux situations et aux défis afin d’embarquer son équipe dans une dynamique collaborative est également un soft skill recherchée chez un manager. Il doit être capable de se remettre en question mais aussi de revoir ses pratiques pour en changer si nécessaire, ce qui est un véritable travail à faire sur soi lié au développement personnel.

La nouvelle notion de leadership

Une étude du Boston Consulting Group réalisée fin 2020 auprès de 4 000 salariés a montré que ce sont les qualités humaines d’altruisme (considération, empathie, écoute) qui font l’étoffe d’un bon leader aujourd’hui, avant les qualités stratégiques et l’exécution.  La figure du manager autoritaire donnant des ordres à ses équipes a été remplacée par celle d’un manager bienveillant, authentique et participatif. Les comportements autoritaires sont difficilement tolérés aujourd’hui au travers des collaborateurs, ce qui se traduit par des départs, de l’absentéisme, ou des revendications des partenaires sociaux. Il est nécessaire de donner du sens aux directives et missions données à l’équipe. Pour ce faire, il est nécessaire d’expliquer, d’écouter et d’accompagner.

Les qualités humaines sont incontournables

En lien logique avec les compétences qui lui sont demandées, un manager doit développer de l’empathie, de la bienveillance et le sens de l’écoute. Il doit également être attentif aux émotions, et rester positif même dans des situations difficiles. Ses relations avec ses collaborateurs ne doivent pas se résumer aux réunions formelles sur les objectifs : il doit multiplier les contacts afin de les individualiser. Le relationnel est un gain de temps lorsqu’on arrive à coacher chacun de ses collaborateurs, créer de la confiance, de l’engagement et on suscite de la reconnaissance. Il pourra construire une relation de confiance avec notamment au travers de feedbacks réguliers, constructifs, et de la reconnaissance. Il doit évidemment cultiver l’esprit d’équipe.

A la recherche des talents pépites

Et puis, le manager de demain se doit d’être attentif aux potentiels, aux talents de son équipe. Jusqu’à présent, cette problématique-là était très souvent traitée par les RH. Le nouvel enjeu pour le manager va être de repérer les talents, de les impliquer, les valoriser afin de les fidéliser.  Cette compétence est nouvelle pour les managers qui avaient jusqu’à récemment davantage une culture des objectifs. 

Un rempart important aux risques psycho-sociaux

Enfin, les attentes sociétales évoluent nettement vers la responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de la santé au travail de ses employés. « L’employeur doit prendre des mesures pour assurer la sécurité et protéger la santé mentale et physique de ses travailleurs. Des actions de prévention, d’information et de formation sont ainsi nécessaire. De fait, le manager devient alors le garant de la qualité de vie au travail de son équipe, et doit faire de la prévention des risques psycho-sociaux.

Maîtriser tous les canaux de communication

La Covid a montré un enjeu majeur de développer des compétences managériales clés en mode hybride et (présentiel et distanciel) et développer une communication multicanale. Les réunions mélangent des collaborateurs en présentiels, télétravail ou en déplacement. La vidéo est de plus en plus utilisée pour les compte rendu. La capacité d’adaptation du manager aux différents modes de communication ainsi qu’un « management à la carte » de chaque membre de son équipe sont des facteurs clés de succès. La légitimité d’un manager passe par sa capacité à influencer, à accompagner et à être un ambassadeur de son équipe auprès des autres services, des autres managers. Elle est gagnée par la confiance et le respect accordés à ses collaborateurs ainsi que par la capacité à incarner des valeurs et de les communiquer à son équipe.

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